Lyon, ma cité gastronomique

Lyon, ma cité gastronomique

S’il y a bien une chose que tout le monde s’accorde à dire sur Lyon, c’est ce que c’est une ville à taille HUMAINE : assez grande pour y avoir mille choses à découvrir, assez petite pour s’y sentir instantanément chez soi. Après avoir vécu les sept premières années de ma vie entre Paris et sa banlieue, Lyon m’a tendue les bras et j’ai tout de suite considéré cet endroit comme mon chez moi.

Lyon est pour moi une capitale à part entière. Ça n’est pas que l’andouillette, les traboules et la fête des Lumières. Et sans passer pour une chauvine, il faut dire que c’est tout de même la ville qui a vu naître un des plus grands chefs du monde de la gastronomie, l’illustre Paul Bocuse.

C’est également à Lyon qu’a eu lieu la première Biennale Internationale du Goût (la BIG, pour les intimes) regroupant les acteurs majeurs du monde culinaire lyonnais proposant des ateliers culinaires, des restaurants éphémères et une présentation des différents métiers de bouche. Malgré un début un peu chaotique dans un tunnel plein à craquer, l’idée s’annonce prometteuse !

Histoire de conjuguer culture et goût, un nouveau projet de taille vient étoffer le patrimoine gastronomique lyonnais : la Cité Internationale de la Gastronomie. Prévue pour 2017, la réhabilitation de l’Hôtel-Dieu offrira une occasion de plus à la Capital des Gaules de prouver sa grandeur et son dynamisme. Le site proposera, en plus d’activités culturelles, un vrai parcours du Goût où se mêleront innovation, recherches et échanges autour du patrimoine culinaire Lyonnais.

15 ans que je suis Lyonnaise de cœur et la ville qui m’a vu grandir a bien changé depuis. Une ville sans cesse en mouvement, orchestrée autour d’une même idée : démontrer ses richesses, ses trésors et s’imposer en tant qu’actrice majeure du monde de la gastronomie. Pour une amatrice de cuisine telle que moi, je ne pouvais rêver mieux. Il ne se passe pas une semaine sans qu’un petit café proposant une carte de produits frais ne se monte, qu’une nouvelle adresse tendance et savoureuse ne tire son épingle du jeu. Depuis maintenant 4 ans que j’écume les différents spots culinaires incontournables de cette ville, la liste des endroits à tester ne fait que se rallonger et je sais que Lyon a encore des cartes à jouer !

C’est donc dans cet univers très marqué que je vous divulguerai mes meilleures adresses, mes coups de cœur et partagerai avec vous tout ce que Lyon a de plus beau à offrir.

Pour ce premier billet, je vais vous faire découvrir une belle adresse de la catégorie « bar à vin » avec la particularité de proposer un peu plus que les habituelles planches de charcuterie/fromage : L’Ange Di Vin.

Situé non loin de la célèbre rue Mercière, l’Ange Di Vin est un de ces endroits où l’on aime particulièrement passer un début de soirée, après le boulot, en sirotant un bon verre de Saint Joseph. Au-delà des classiques assiettes apéros, cet hybride entre bar à vin et resto propose une carte de petits plats, variant d’une semaine à l’autre. Affamée après une journée de travail harassante, les cassolettes de ravioles et autres mets en tous genres me mettent en appétit.

Pour commencer, je commande donc un œuf cocotte, asperges et sauce foie gras. Petite déception concernant les saveurs de foie gras et asperges que je ne reconnais pas. Je tente donc une approche vers le plat de mon amie qui s’avère concluante. Sa cassolette de poulet façon curry est un vrai délice. Dommage pour moi. Je ne me prive quand même pas de saucer mon assiette. En guise de réconfort, je termine mon verre de Pouilly Fuissé.

Le plat suivant arrive, ainsi que mon verre de Pouilly, fumé cette fois : ravioles sauce ricotta épinards. En tant que fan inconditionnelle de ravioles, j’en attends beaucoup de cette partie du repas. Les effluves qui s’échappent de la petite casserole dans laquelle les ravioles sont servies sont en tout cas engageantes. Cette fois je suis loin d’être déçue. Les saveurs sont équilibrées, aucun goût ne vient en masquer un autre, la portion est idéale et la sauce généreuse.

Cette fois-ci, c’est mon amie qui est moins convaincue. Elle a choisi les ravioles au roquefort et c’est le goût du fromage qui prend  le dessus sur le reste. Je me dois donc de goûter pour vérifier ses dires et trouve les ravioles néanmoins très bonnes (il faut dire que le roquefort et moi, c’est une histoire d’amour).

Pour achever ce repas en beauté, j’opte pour la tarte tatin aux poires et caramel au beurre salé. Un dessert bien au-delà de ce que j’attendais : les poires sont bien cuites (ni trop molles, ni mûres), le caramel est justement dosé, la pâte est bonne. Un 10/10 pour ce dessert gourmand.

Trois bonnes raisons d’aller à l’Ange Di Vin :

  • On est servis dans des cocottes Le Creuset, ça se voit que ça ne rigole pas
  • Les toilettes sont impeccables
  • L’addition n’est pas trop salée

En bref : une bonne alternative aux bars à vin classiques dans une ambiance after-work décontractée. Comptez environ 30€ pour 2 verres de vin, 2 plats (cassolettes) et un dessert.

L’Ange Di Vin – 13, Rue de la Monnaie- 69002 LYON (04 72 04 02 52)

CLAIRE PAREJA

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Claire

Claire, Lyonnaise, 22 ans, gourmande invétérée, chasseuse de bons plans, curieuse culinaire, je ne mange pas pour vivre mais je vis pour manger. Une citation ne pouvant mieux me décrire ? "De toutes les passions, la seule vraiment respectable me paraît être la gourmandise." Culinairement vôtre. Voir ma biographie complète

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